
Par la rédaction | le 29 janv. : 10:46 dans Afrique & Moyen-Orient |

Caroline Fourest qui s’est régulièrement illustrée par sa stigmatisation des musulmans de France et qui écrivait en janvier 2004 : « La Tunisie, avec l’Egypte et la Turquie, seraient des démocraties officielles tenues d’une main de fer par l’armée » (330) [1], prétend aujourd’hui expliquer la démocratie aux Tunisiens. Depuis quelque temps C. Fourest s’est éprise avec passion du sort des Tunisiens. Elle se sentirait aujourd’hui investie d’une mission de soutien, de tout son corps et de toute son âme auprès des luttes des Tunisiens pour leurs libertés et leurs droits humains, un combat dont elle se désintéressait lorsque Ben Ali bafouait les conventions internationales contre la torture au nom de la lutte contre l’islamisme. Or sa méconnaissance du contexte tunisien (La Tunisie était tenue par un régime policier et non militaire) ne doit pas lui rendre la tâche facile. Ainsi à une semaine des élections de l’Assemblée constituante, mue par un certain maternalisme C. Fourest tente d’expliquer les enjeux des élections aux Tunisiens, dans un article intitulé la « Tunisie joue sa liberté » paru dans le Monde du 14 octobre 2011. La couleur est annoncée dès le départ : le point de comparaison est la France et l’enjeu des élections tunisiennes serait la capacité de ce pays à épouser la trajectoire linéaire tracée par un hypothétique modèle français. Ainsi, elle déclare : « Pendant que la France vit ses dernières heures de primaires citoyennes, la Tunisie retient son souffle, en vue d’une “Constituante” cruciale pour son avenir. Pour la première fois, des citoyens vont pouvoir choisir, en toute liberté, ceux qui auront les pleins pouvoirs pour redessiner les institutions et rédiger la première constitution de l’après-Ben Ali ». Par la rédaction | le 25 janv. : 19:52 dans Afrique & Moyen-Orient |

Y a-t-il encore un gouvernement en Libye ? Trois mois après la mort de Muammar Kadhafi, le pays semble inexorablement sombrer dans le chaos. En à peine quatre jours, les autorités libyennes de transition ont essuyé quatre revers de taille, comme un symbole patent de leur échec. Samedi, le siège du Conseil national de transition (CNT) à Benghazi (est), pourtant berceau de la révolution, a été envahi par les manifestants, après avoir été visé par des grenades. Le lendemain, c'est le vice-président Abdelhafidh Ghoga qui a été contraint à la démission, après avoir été victime jeudi d'une agression à l'université de Ghar Younès. Lundi, ce sont des partisans pro-Kadhafi lourdement armés qui, à la surprise générale, ont repris dans le sang le contrôle de la ville de Bani Walid, ex-bastion kadhafiste au sud-ouest de Tripoli. Au centre de la tourmente, le président du Conseil national de transition, Mustapha Abdel Jalil, a exclu pour l'heure une démission du CNT. Brandissant la menace d'une "guerre civile", l'homme fort de la Libye nouvelle a accusé des "mains cachées" d'être responsables des dernières violences. Pourtant, aux dires des habitants de Benghazi, il est d'ores et déjà le prochain sur la liste. Par la rédaction | le 22 janv. : 10:07 dans Politique & géopolitique |



FLAGRANT DELIRE ISLAMOPHOBE - On le savait depuis longtemps, le Parti socialiste a rompu avec le marxisme sur le terrain économique et ne réclame plus, au mieux, qu’une gestion un peu moins brutale du capitalisme. En pleine crise économique, la plus grave que l’on ait connue depuis 1929, les recettes du candidat François Hollande sont bien timorées et, sur le fond, proches de celles de la droite (n’est-il pas partisan de la « règle d’or » qui interdirait tout déficit budgétaire ?). En revanche, il y a un domaine dans lequel le PS se glorifie de son ancrage à gauche : celui de la laïcité. Et, le Sénat étant passé à gauche, il a décidé de s’en servir pour prouver ses convictions et pour s’attaquer une fois de plus au cléricalisme et à la calotte. Pas celle de l’Eglise catholique évidemment – jamais le PS n’a mis en cause, quand il était au gouvernement, le statut particulier de l’Alsace-Moselle et la place qu’y occupent les religions ; le PS ne parle plus non plus de s’attaquer à l’enseignement religieux financé par l’Etat –, mais celle de cette nouvelle Eglise, si puissante dans notre société, dont les membres ont infiltré tous les rouages de l’Etat, du Parlement, du Sénat (on ne compte plus le nombre de ses élus dans cette assemblée), des médias, etc. : celle de ces musulmans qui s’attaquent aux fondements mêmes de notre société.Délaissant donc la crise, le chômage, le mal-logement et autres détails de la vie publique, la nouvelle majorité de gauche au Sénat, dans une de ses premières manifestations d’indépendance, a décidé d’examiner une « Proposition de loi visant à étendre l’obligation de neutralité aux structures privées en charge de la petite enfance et à assurer le respect du principe de laïcité ». Après avoir, en décembre, décrété la neutralité des crèches et des centres de loisirs et de vacances, elle s’attaquait, le 17 janvier, à celle des assistants maternels. Par la rédaction | le 12 janv. : 20:03 dans Actualités nationales |

Interviewé sur RMC et BFM TV mardi 10 janvier, dans le cadre d'une série d'annonces concernant la politique d'immigration, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a déclaré qu'« il y a un taux de délinquance parmi la population étrangère qui est entre deux et trois fois supérieur à la moyenne ». Le ministre a précisé qu'il avait « fait faire des études par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) », dont « les conclusions arrivent peu à peu » et qui montreraient que « il y a une augmentation ». Il s'agit donc à nouveau de petites phrases suggérant un lien important entre population étrangère et délinquance, sous couvert d'une apparente neutralité du fait des études d'un organisme dépendant en réalité directement du pouvoir politique (l'Observatoire national de la délinquance), le tout dans une grande imprécision. Le procédé est ancien, c'est même un classique politique en période électorale. Il s'agit au fond de conforter les électeurs plus ou moins ouvertement xénophobes qui verront dans ces affirmations et dans les statistiques - si imprécises soient-elles - la traduction directe d’une « évidence » dans la réalité. Mais les apparences sont parfois trompeuses et surtout le racisme est un genre de myopie qui empêche de voir précisément les choses. Les recherches disponibles révèlent et mesurent en effet les multiples discriminations qui, depuis les contrôles au faciès jusqu’à l’exécution des peines, expliquent au moins en partie la « surreprésentation » des personnes de nationalité étrangère dans la délinquance enregistrée par les institutions pénales.Par la rédaction | le 18 déc. : 18:52 dans Afrique & Moyen-Orient |

TRIBUNE LIBRE - Héroïne malgré elle. Hier, tandis que des Egyptiens mouraient aux abords de la célèbre place Tahrir, une icône naissait. Cette jeune femme que l’on voit sur la photo (Reuters), surnommée “la fille au soutien-gorge bleu”, est aujourd’hui une héroïne. Un symbole. En sortant de chez elle ce matin-là, elle ne devait pas s’imaginer que sa photo ferait le tour du monde le jour même. Surtout ce type de photo. On ne connait pas (encore) son nom, on ne sait pas si elle va révéler son identité mais sa photo est partout, dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les esprits de tous ceux qui l’ont vue. La vidéo du lynchage de celle qui est désormais surnommée “Tahrir woman”, “Dignité”, “Liberté” ou “Honneur” circule. Elle ne pouvait que circuler. Difficile d’intéresser le monde aux événements egyptiens (bien qu’il s’agisse d’une révolution qui marquera l’Histoire) mais il ne peut pas ignorer ces images. Le monde est peut-être habitué à voir les horreurs perpétrées par les militaires sur des hommes, plus ou moins jeunes. Mais toucher à la femme, c’est toucher à l’interdit, au sacré, surtout dans une société comme la société egyptienne. Et puis les mots “femme musulmane dénudée” attirent forcément, voyeurisme oblige. Les militaires sont certainement allés trop loin en arrachant les vêtements d’une femme, sans doute musulmane, apparemment voilée et vêtue d’une abaya. On savait que cette tenue ne signifiait rien à leurs yeux depuis que Samira Ibrahim, voilée elle aussi, a parlé des “tests de virginité” que l’armée lui a fait subir en janvier.
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